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le GFCA marque le pas

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Fragilisé sur sa base arrière, le collectif ajaccien n’est plus en mesure d’être aussi efficace en attaque. C’est uniquement son courage qui lui a valu d’arracher un point samedi face à Sète

Sans que l’on puisse remettre en cause son investissement, force est de constater que le collectif gazier ne dégage plus la même assurance dans son jeu. Il n’est plus aussi solide qu’il ne l’était en 2013.

A Nantes et surtout face à Sète samedi, cela vient de lui valoir deux grosses désillusions, après avoir laissé apparaître quelques signes négatifs face à Chaumont. Que ce soit dans le domaine de la réception ou au niveau de son attaque, les statistiques sont là pour mettre en lumière une qualité d’expression générale en baisse.

Pour l’entraîneur Frédéric Ferrandez, le constat est imparable.

« Depuis la réception de Chaumont, je note en effet des difficultés au niveau de notre réception. Face à Sète, le mal s’est considérablement aggravé. On a pris l’eau et à partir de là, la conséquence est que l’on se retrouve dans l’obligation de forcer notre jeu. Cela multiplie, en conséquence, le risque de fautes. A l’arrivée, on en commet la bagatelle de vingt et une, rien qu’au niveau de l’attaque. Le plus terrible, c’est qu’après s’être battu à chaque fois pour recoller, on lâche trois sets sur un dernier ballon mal négocié. Sur ce match, on a été finalement pris à notre jeu. C’est ce que je redoutais face à ce collectif sétois qui n’a rien lâché, en jouant sur les nerfs après son périple européen », expliquait hier un technicien forcément déçu. Cela avant de procéder au débriefing de cette première défaite à domicile en compagnie de ses joueurs.

Redistribuer les cartes ou laisser passer l’orage ?

« Je ne peux rien leur reprocher au niveau de la mentalité. C’est un groupe de caractère et sans cela il n’aurait certainement pas pu prendre un point samedi, même si deux étaient à sa portée avec ces quatre balles de match ratées. Maintenant, il doit comprendre qu’à partir du moment où il ne retrouvera pas cette solidité, il est clair qu’il lui sera difficile de développer à nouveau correctement son jeu », rajoutait Ferrandez. Un coach conscient que la valeur de ses attaquants n’est pas suffisamment forte pour faire la différence.

Après avoir établi le bon diagnostic, il lui reste à administrer le bon remède.

A ce sujet, Frédéric Ferrandez s’interrogeait sur l’opportunité de redistribuer les cartes au sein de son collectif, ce qui d’une certaine manière peut provoquer une remise en question chez certains, voire un électrochoc indispensable. Le fait est qu’avec au menu des deux prochaines journées, les grosses cylindrées que sont Paris et Tours, ce n’est sans doute pas le bon moment pour oser des solutions improbables. « Peut-être qu’il convient de faire le dos rond en laissant passer l’orage. Il n’y a pas fort heureusement le feu au lac. On reste à deux petites longueurs des Parisiens eux aussi battus samedi (3-0 à Beauvais) et des Tourangeaux à la peine pour s’imposer à Toulouse. Les équipes du haut de tableau sont actuellement dans le creux, pendant que Nantes mais aussi Sète et Cannes sortent la tête de l’eau. A neuf journées de la fin, ce n’est vraiment pas le moment de lâcher, mais il va falloir maintenant s’accrocher et si possible faire un exploit soit à Paris, soit pour la venue de Tours le dimanche 9 février. »

En attendant, il y a tout lieu de penser que la semaine sera mise à profit pour insister sur ce que l’entraîneur ajaccien qualifiait « de qualité dans les détails ». Et d’insister :« Notre sursaut passera par le travail. Les gars ont de l’orgueil et de l’ambition. Ce revers est la conséquence d’une prestation trop moyenne. Ils en ont conscience. A eux maintenant, de retrouver leur véritable identité de jeu ». Pour notre part et nous en sommes persuadés, elle ne s’est pas envolée.

 

Les statistiques ajacciennes après Sète

Compte tenu de la durée du match samedi face aux Héraultais, nous n’avons pas eu le temps de transmettre le détail des points marqués par les joueurs. En voici le rappel concernant le Gazélec, en nous excusant auprès de nos lecteurs.

GFCA : 2 aces, 15 contres gagnants, 67 attaques gagnantes, 33 fautes directes dont 12 au service.

Les marqueurs : Simovski (28), Senger (14), Dailey (13), Ragondet (10), Siltala (10), Lacassie (7), Jaumel (2).