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Magnifique Gazelec

Ils l’ont fait. Au moment où plus grand monde ne les pensait en mesure de pouvoir le faire. Hier, le GFCA a réalisé un sacré exploit au terme d’un match fou et renversant. Il a trouvé cette fameuse clé pour battre Lyon, ce qui lui accorde le droit de rêver à une qualification pour une nouvelle demi-finale des play-offs.

Pour ce qui risquait bien d’être sa dernière partition, c’est avec un collectif remanié que Frédéric Ferrandez tenta, ce qui ressemblait à un coup de poker en guise de va-tout. Jaumel, remplacé à la passe par Dereymez, Lacassie, préféré à Lavagne, c’était une façon de proposer un jeu moins lisible et surtout, d’apporter une touche offensive supplémentaire. Le pari valait la peine d’être tenté, mais cela ne sembla pas vraiment contrarier la sérénité dégagée par un collectif rhodanien, bien huilé et d’une étonnante sérénité. Menant (14-16…18-21), il fit le break au bon moment et profita de son ascendant psychologique, pour enfoncer son adversaire qui, malgré les rentrées de Verhoeff et Lavagne, sembla à cours d’arguments.

Dominé dans tous les secteurs de jeu, affichant un total de fautes trop important, sa tâche que l’on savait extrêmement compliquée, s’annonçait quasiment impossible malgré le soutien sans faille de son public. Le début de la seconde manche confirma qu’il y avait bien un fossé entre les deux équipes. Lyon récita son volley. Presque sans bavures, porté par sa triplette Van Lankvelt, Nikolov et Miranda, mise sur orbite par l’excellent Gonzalez, il s’assura une avance (9-17) que l’on eut le tort de croire confortable. Dans un beau sursaut, avec les rentrées de Jaumel et de Talia, le GFCA redressa la tête et redonna un peu d’intérêt à cette manche (13-17) jusque-là à sens unique.

Un coup de semonce, que les hommes de Prandi prirent très au sérieux. Avec à la base leur qualité de service, ils mirent à nouveau à mal une réception ajaccienne trop friable. Sans trembler, avec un taux de réussite élevé en attaque (26 gagnantes), ils firent très vite et sans surprise, tomber dans leur escarcelle un set dans lequel, le GFCA ne put encore une fois tenir la distance. Comment inverser le cours d’un débat où l’ascendant psychologique de Lyon était tellement fort, que le Gazélec semblait démuni et perdu ? Telle était la question au repos.