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Source Corse Sport

En pleine période de transferts, l’entraîneur gazier dessine les contours du visage qu’aura son équipe à la rentrée. Un collectif rajeuni, composé en grande partie de joueurs français, plus restreint et qui s’articulera autour de l’ossature de l’an passé. Voilà à quoi devrait ressembler le GFCA

Il reçoit en moyenne une vingtaine de CV par jour, étudie minutieusement les profils et scrute avec attention de nombreuses vidéos. En cette période charnière où tous les clubs sont à l’affut de bonnes affaires sur un marché des transferts sans frontières, le coach gazier ne chôme pas en compagnie du directeur sportif Dominique Exiga. « On travaille en parfaite harmonie et avec pour unique ligne de conduite de ne pas dépasser l’enveloppe financière que nous a alloué le président. Notre fonctionnement est le même chaque saison. D’abord on défini les joueurs que nous voulons conserver en priorité. Ensuite, on établi les caractéristiques des futures recrues et en fonction du style de jeu, on voit là où il convient de faire l’effort pour apporter une véritable plus-value à l’ensemble. Parfois il convient de se positionner très vite et d’autres fois la prudence commande de ne pas se précipiter. Les contrats partent à partir du 31 juillet et cela laisse le temps. Malgré tout, les contacts surgissent dès janvier bien avant la fin de la saison régulière. Cela a été le cas avec Rennes qui a fait des propositions à notre central Korzenevics que nous voulions conserver. A l’arrivée, il s’est avéré impossible de s’aligner. Cette période de transfert est par conséquent un exercice toujours délicat et difficile. C’est là en définitive que se joue une saison » estime l’entraîneur gazier, avant de détailler les premières avancées et se projeter sur une prochaine saison s’annonçant passionnante.

Vous venez d’enregistrer les signatures du passeur Yoann Jaumel et de l’attaquant Emmanuel Ragondet, deux joueurs issus de la formation française et tous deux internationaux. Après Florent Lacassie l’an passé, force est de constater que le club arrive à se positionner sur un marché qui lui été auparavant fermé ?

C’est exact. D’un point de vue sportif et financier, les joueurs français étaient pour un club comme le nôtre inabordables. Aujourd’hui, beaucoup jugent les choses différemment et portent un regard différent vis à vis d’Ajaccio. Nous sommes devenus plus attrayants.

Comment cela a t-il pu devenir possible ?

Ajaccio est perçu comme un club sérieux, qui parvient à se maintenir et à progresser. Notre structure d’accueil s’améliore chaque année et l’organisation autour des entraînements et de l’encadrement est satisfaisante. Notre qualité de travail est je pense reconnue. Il ne manque rien. A partir de là, les joueurs se passent très vite le mot.

« On recherche encore un central et un attaquant de haut niveau »

Peut-on dire que le GFCA a gagné en crédibilité notamment cette saison ?

On peut en effet considérer et voir les choses de cette manière. Maintenant, nous devons absolument accrocher les play-offs pour prétendre attirer des joueurs d’un certain renom. On a eu des touches, avec notamment Jean-Philippe Sol et José Trèfle (deux centraux de Sète passés par Poitiers et Rennes) qui sont des valeurs sûres de Ligue A. C’était tout simplement impensable il y a peu de temps, de pouvoir discuter avec des garçons de ce calibre.

Avec le renfort de Emmanuel Ragondet, on peut parler d’un gros coup sur le marché des transferts ?

C’est la belle affaire en effet. N’oublions pas qu’il était cette année titulaire à Tours et a également évolué à Sète et Paris. Il va remplacer Mathias Pompe au poste de réceptionneur – attaquant.

Concrètement où en êtes-vous dans la construction du groupe ?

Avec deux premières recrues et six joueurs conservés ce qui est une première lors d’une intersaison (Martinez, Lacassie, Simovski, Peironnet, Talia, Dailey), nous avons déjà bien avancé. Il nous reste à recruter un central et surtout un attaquant de bout de filet.

Quel sera le profil de ces deux dernières recrues ?

Le central sera jeune et vraisemblablement étranger. On va sans doute procéder à un essai de manière à limiter les incertitudes. Pour l’attaquant, on prendra le temps qu’il faut si l’on considère que l’on veut un joueur de haut niveau capable d’évoluer au poste de réceptionneur – attaquant, mais aussi en mesure de glisser en pointe. Ce n’est pas évident comme profil, mais le club est disposé à faire l’effort financier sur ce poste clé où l’on n’aura pas droit à l’erreur.

Vous allez d’une certaine manière privilégier la qualité plutôt que la quantité et partir avec un effectif plus restreint que le précédent ?

C’est dans le but de pouvoir dégager plus de moyens pour enrôler l’attaquant de haut niveau que nous recherchons pour suppléer Simovski. Il s’agit d’un choix mûrement réfléchi et je note que beaucoup de clubs (comme Nantes) ont opté pour cette solution de limiter leur groupe à onze voire à dix éléments.

« Offrir un spectacle attrayant dans notre nouvelle salle »

Avec les problèmes économiques qui touchent quasiment tous les pays européens, le marché des transferts n’est plus limité aujourd’hui ?

Cela a en effet permis l’an passé à des clubs français d’attirer des pointures internationales qui évoluaient dans des Championnats majeurs. Je pensais qu’il y aurait encore des opportunités. Ce n’est pas le cas pour le moment. On assiste par ailleurs au phénomène de joueurs français qui veulent partir en espérant trouver un eldorado à l’étranger. Beaucoup vont déchanter. En tout état de cause, nous avons un œil sur tous les marchés et on reçoit des signes assez rapidement. On ne travaille plus comme à une certaine époque à tâtons.

Dans les discussions, on présume que vous mettez en avant la nouvelle salle dans laquelle va évoluer le club en octobre ?

Bien sûr et c’est même un argument de poids. On attend et espère beaucoup de cet outil.

Il peut offrir une autre dimension au club à condition de bien l’utiliser ?

En terme d’accueil pour le public, ce sera un véritable plus mais encore faudra t-il parvenir à créer une atmosphère l’incitant à se déplacer. Si l’on parvient à offrir un spectacle attrayant et aussi des animations et des manifestations autour de nos matches, il va de soi que l’on peut recréer l’engouement que l’on a connu au Pascal Rossini. On a déjà des idées et nous allons une fois notre recrutement achevé, concentrer nos efforts vers la meilleure façon d’exploiter cette salle.

En quoi cela va t-il faciliter votre travail ?

Nous allons gagner en efficacité en améliorant toute notre structure de travail. Pouvoir planifier les entraînements et fixer les horaires que l’on veut tout en mettant en place des séances séparées avec des groupes de travail, va nous offrir un confort et une liberté que nous n’avions pas.

Pour conclure, vous rajouteriez quoi ?

J’ai hâte que cela redémarre. La trêve est trop longue. Comme chaque année, c’est une aberration. Dans une Ligue A où il n’y aura pas de petites équipes, on aura je pense les armes pour rivaliser. Comme d’habitude je mettrais l’accent sur la qualité du service block défense, pour présenter un ensemble séduisant et surtout en mesure d’obtenir les meilleurs résultats possibles dans un Championnat très homogène.

Yoann Jaumel premier de cordée

Il sera l’architecte du jeu ajaccien à la rentrée. A 25 ans, Joann Jaumel formé au CNVB présente une belle petite carte de visite et surtout un profil de joueur capable de se révéler à Ajaccio. « Je le compare au sétois Benjamin Toniutti le meilleur passeur de Ligue A cette année. Pas seulement à cause de son gabarit (1,82 m), mais en raison de ses qualités qui selon moi en font un passeur promis à un bel avenir. J’ai suivi ses performances cette année à Avignon au sein d’une équipe qui ne disposait pas de grands attaquants et il a été très performant » avoue Dominique Exiga, qui n’a eu aucun mal à convaincre Frédéric Ferrandez de contacter (pour pallier le départ de Halilovicà cet international A’ que le promu Saint-Nazaire souhaitait engager. « J’ai hésité mais uniquement pour des raison familiales. Une fois ce problème réglé et après avoir visité le club et pris connaissance de son projet, je n’ai pas hésité convaincu qu’Ajaccio allait disposer d’une équipe compétitive » indique un garçon passé par Poitiers (doublure de Pierre Pujol) et Montpellier (sa ville natale) avant de rejoindre Avignon où il a été champion de France de Ligue B en 2012.

scoaja18q189_ml_volley-gfca L.A

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