Exiga: « Une salle de top niveau »

Source LNV le 17/10/2013

C’est un début de saison de rêve pour Ajaccio. Le Gazélec vient de battre successivement Nantes Rezé (3-0) et Sète (1-3), et pointe à la cinquième place de la Ligue AM. Samedi, le club corse reçoit le leader, Paris, dans sa nouvelle salle, le Palatinu, que le président Antoine Exiga “attendait depuis 20 ans”.

Président, Ajaccio réalise un bon début de saison…

Après un démarrage difficile à Chaumont (3-0), où l’équipe a pratiquement fait jeu égal sur les deux derniers sets, on a très bien réagi avec une victoire sans appel face à Nantes Rezé (3-0), qui est une équipe européenne. Et surtout, c’était important pour nous, parce qu’on inaugurait notre nouvelle salle.

 

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Le Palatinu…

On a battu notre record d’entrées ce soir-là, avec 1200 personnes. Ça a été une grande fête, très réussie, en termes d’affluence, et aussi en termes d’ambiance. Je ne sais pas si c’est la curiosité de la salle, mais le public est venu nombreux. Et ça s’est soldé par une victoire. C’était un jour historique pour moi, et pour le club. On a désormais une salle de top niveau en termes de capacité et de confort. Tout est réuni pour faire du bon spectacle.
Est-ce que le Gazélec change de dimension avec ce nouvel outil ?

Oui, même si c’est le terrain qui décidera. Mais on peut désormais travailler dans la sérénité. On ne parlera plus jamais de dérogations, ça c’est un mot que je voudrais barrer définitivement. On va pouvoir travailler dans le confort, et cela pourrait attirer d’autres joueurs dans les années qui viennent, même si on a déjà quelques bons joueurs qui sont venus, des Français notamment. Aujourd’hui, j’ai huit Français dans mon équipe, ce n’était pas le cas les années précédentes.
Cela peut aussi donner un supplément d’envie à votre équipe cette saison…

Exactement. On a une équipe qui se bat. Mardi soir, on a gagné à Sète (1-3) dans l’adversité. Notre déplacement a été difficile, on a eu un problème d’avion le matin. Au lieu de prendre l’avion à 7 heures, on ne l’a pris qu’à 11 heures, ce qui fait que les joueurs ont patienté plusieurs heures dans l’aéroport. On s’est aussi privé du décrassage, et de la sieste, et on a quand même réussi un exploit à Sète, puisque le club n’avait jamais gagné là-bas. Dans l’adversité, l’équipe a très bien réagi, elle m’a montré qu’elle avait du cœur. Pour moi, c’est un plus.

“J’ai ressenti beaucoup d’émotion, ce 12 octobre”
Que peut ambitionner Ajaccio cette saison ?

Je préfère rester prudent. Ce n’est pas parce qu’on a battu Nantes et Sète qu’on doit se voir trop beau. Pas du tout. Ce qu’on recherche dans un premier temps, et l’entraîneur (Frédéric Ferrandez, ndlr) est dans la même logique que moi, c’est d’assurer un bon maintien, le plus rapidement possible. Ensuite, il sera peut-être temps de jouer les trouble-fête. Mais quand on regarde les stats, on se rend compte que tout le monde est armé cette année. Il n’y a pas une équipe qui est larguée. Ce sera la bagarre tous les week-ends, et c’est bien pour le public, les téléspectateurs, qui verront les matchs à la télé ou sur Dailymotion.
Samedi, c’est une belle affiche pour vous face à Paris, le leader.

Ça va être un beau match, je pense. J’espère que le public reviendra nombreux, même si on a la concurrence du football, puisque l’ACA reçoit Nantes. En tout cas c’est une très belle affiche, une nouvelle fois. On a quand même cinq premiers matchs qui ne sont pas des cadeaux avec Chaumont, Nantes, Sète puis Paris, Tours et ensuite Montpellier. On savait qu’on risquait de souffrir. Mais on a déjà six points. Si on peut en grappiller plus, on ne se gênera pas. Mais on va jouer le vice-champion et le champion…
On sent tout de même que vous êtes un président heureux…

Je suis un président heureux, c’est vrai. Surtout heureux d’avoir inauguré cette nouvelle salle, que j’attendais depuis 20 ans, avec la victoire au bout et un public nombreux. Je ne peux qu’être heureux. J’ai ressenti beaucoup d’émotion, ce 12 octobre. Après toutes ces galères, ces dérogations… On a changé trois fois de salle, on avait une capacité réduite. On ne pouvait même pas être ambitieux, dans le sens où si on avait accroché l’Europe, comme l’a fait Chaumont cette année, on ne pouvait même pas la jouer chez nous, il aurait fallu aller sur le Continent. On aurait privé notre public d’une belle affiche….